GOINGWEST

Le Webzine du Projet52

 

C’est le jour du départ. J’ai le coeur un peu plus lourd que d’habitude. J’ai préparé ma valise la veille. Je la descends au parking sans vraiment le vouloir ; je me pose 1001 questions. Ai-je vraiment pris le temps de regarder cet endroit dans lequel j’ai vécu pendant 4 mois ? Un doute m’envahit. Alors un peu comme un réflexe, je remonte et m’accorde deux ultimes minutes, histoire de prendre maladroitement quelques photos sur mon iPhone. A croire que je ne veux pas perdre une miette de cette atmosphère !

Si les au-revoir font partie du voyage, c’est à chaque fois une épreuve que de partir. Mais quitter Canopée-lit, c’est un déchirement !!

Toute l’équipe est là, dehors. Entre la buanderie et l’atelier, c’est en arc de cercle que je retrouve toutes les personnes qui sont devenues bien plus que des amis. Je serre les dents. Je prends chacun dans mes bras.

Avec chacun, j’échange un dernier mot : Fanny (découvrez les vidéos de Fanny en cliquant ici), Maya, Quentin (découvrez le blog de Maya et Quentin en cliquant ici) et Jérémy. Claire est au bureau, je file la chercher.

« — Claire, je dois y aller, je viens te dire au revoir.— Oh non … pas ici, je sors, j’arrive. »

Je ressors. Juliette a avancé la voiture alors j’y dépose ma valise et mon sac à dos. Claire se joint à l’arc de cercle, allume une cigarette et me prend dans ses bras.

«— Margaux ! J’espère qu’on t’as assez dit merci. »

Je n’arrive plus à retenir mes larmes. C’est dans ces moments que tu te rends compte que tu créés des liens forts et, même si je suis ravie de ce qui m’attend et toutes les belles choses que je m’apprête à vivre, j’ai le coeur déchiré de laisser ici un petit bout de vie … Surtout la complicité.

Des larmes ruissellent sur mes joues. Je monte dans la voiture. Jérémie s’approche de la fenêtre ; nous échangeons un dernier regard ému. Juliette se met au volant. On part. Elle s’arrête au bout de l’allée et me tend un mouchoir. Elle n’a que des gentilles paroles pour essayer de me consoler. La voiture s’engage sur la route 172 qui nous mène jusqu'à Chicoutimi …

« fait que » ça y est c’est vraiment la fin !

Si d’habitude nos road-trips sont enjoués accompagnés d’une musique entrainante, aujourd’hui il n’en est rien. Je me sens triste. Je crois que mes émotions sont décuplées. Cette route, je l’ai prise plusieurs fois déjà. Je connais le paysage qui défile, mais la forêt dense et le ciel bleu font un contraste que je trouve particulièrement somptueux aujourd’hui.Je me tourne vers Juliette. Muette, je ne sais pas quoi dire. Nous échangeons un regard, puis un sourire. Elle me dit quelques mots. C’est encore un peu dur mais je sais que ça va aller mieux.

Arrivées à Chicoutimi, où nous avons prévu de partager un dernier déjeuner, l’heure de rejoindre la gare routière arrive vite. Juliette m’accompagne jusqu’au quai ; juste à ce moment-là un bus arrive, c’est le mien : les au-revoir ne vont pas s’éterniser. Ce n’est peut être pas plus mal.

Je donne ma valise au chauffeur, puis rejoins Juliette sur le quai. Hâtivement, nous échangeons le petit mot que nous avons chacune écrit pour l’autre. Comme quoi, la vie fait bien les choses. On se prend dans les bras. Une fois, puis encore une fois.

Je grimpe dans le bus. Emues et un peu gênées, nous nous regardons à travers la vitre. Le bus démarre et là, je comprends que je pars vraiment.

L’émotion m’envahit. Tout d’un coup. Mes yeux se remplissent à nouveau de larmes et je ne quitte pas Juliette des yeux. Le bus recule, un dernier au revoir et nous partons. J’ouvre la lettre de Juliette. Je suis à fleur de peau, je commence à lire ; ses mots me touchent. Profondément. Bien sûr, je sais que nous nous revoyons dans quelques semaines … dans l’Ouest Canadien, mais quitter ma petite Juliette, elle avec qui j’ai partagé les plus beaux souvenirs de mon aventure, c’est vraiment très dur. Les yeux pleins de larmes, je finis péniblement les dernières lignes de sa lettre.

Je sens sur moi le regard pesant d’autres voyageurs qui sont étonnés de me voir pleurer. Je croise leurs regards, une, deux, trois fois. Je me sens tout à coup très seule dans ce bus et j’ai une boule au ventre. Devant moi : une situation que je ne maîtrise que partiellement et l’inconnu qui m’attend … encore.

Le wifi disponible dans le bus me permet d’envoyer un message à la personne qui me connait par coeur et qui saura me réconforter, même à 6000 kilomètres : mon grand frère. Je lui raconte succinctement les au-revoir avec la famille Canopée Lits. Je lui décris ce que j’ai ressenti. Il savait déjà : il devine que j’ai pleuré. Il sait que je suis émue. Seule. Je lui envoie plusieurs messages et il me répond ces quelques mots :

 «  — Je comprends Margaux. Mais ne t’inquiètes pas. Ça va aller. Tu sais, des fois ça fait un peu plus mal de vivre intensément. »

Mon frère c’est le meilleur ! Il sait toujours trouver les mots. C’est tout a fait ça. C’est ce que je ressens. Et même si je suis triste, à travers toutes ces vraies émotions, je me sens complètement vivante.

4 250 km • 88 heures de bus • 8 États traversés

Partie de Chicoutimi il y a déjà 6 heures, j’arrive à Montréal. Une étape de 3 heures avant d’entamer une odyssée de 4250 kilomètres.

Le « Greyhound carrier » sur-climatisé m’oblige à prévoir un … non, deux pulls ! Je n’arrive pas à croire que j’ai survécu à un hiver à -35°C et que 17 degrés dans le bus me donnent la chair de poule !

Je suis surprise : le Greyhound est plein quasiment tout le long du voyage. Nous passons la frontière sans peine vers 1h du matin.

Une fois le tampon apposé sur mon passeport, je m’endors, apaisée. Je viens de passer ma première nuit dans le bus. Le sommeil est fractionné en courtes « siestes » étalées dans le temps, mais j’ai finalement plutôt bien dormi. La nuit a laissé place à un paysage urbain. Les routes que nous empruntons sont larges.

Il est 6h du matin, mais la circulation est dense. Nous approchons de New York City. Alors qu’il y a quelques mois j’avais la chance de voir la Statue de la liberté par le hublot de l’avion qui m’amenait vers la Nouvelle-Ecosse, aujourd’hui c’est le soleil qui se lève sur les buildings de Manhattan que je découvre dans une brume de pollution assez dense. La quasi totalité des voyageurs descend ici. Moi je change de bus pour continuer ma route plein Ouest. Après les mégalopoles, les paysages sont de plus en plus vallonnés.

Etape numéro 2 : d’autres gratte-ciel, bleus et blancs. De larges routes indiquent l’approche d’une grande ville : voici Philadelphie.

Nous passons Columbus dans l’Ohio, Indianapolis dans l’Indiana, Saint-Louis dans l’Illinois, puis Kansas-City dans le Missouri.

Des noms de villes que j’avais entendu dans des films. C’est dingue !

Les voyageurs montent et descendent. Les jours passent. Je ne sais plus quelle heure il est ni quel jour nous sommes.

Nous nous arrêtons régulièrement. Les étapes sont courtes : 20, 30 minutes. Juste le temps de se dégourdir les jambes et de prendre un grand bol d’air … chaud et humide. Le paysage a évolué de manière significative sur la route. Les vallons font désormais place à des terres arides qui deviennent de plus en plus désertiques et de plus en plus rouges.

Devant moi, une longue route, droite et monotone. Je penche la tête vers la vitre et découvre des paysages plats, on voit à des dizaines de kilomètres à la ronde ! Les grandes villes sont de plus en plus éloignées les unes des autres. Nous roulons ainsi plusieurs centaines de kilomètres sans croiser âme qui vive ! Dans l’Etat du Kansas nous traversons tantôt un champ d’éolienne, tantôt des ranchs et des fermes qui semblent abandonnés, puis des exploitations pétrolières et des puits qui ne cessent de répéter le même mouvement afin de puiser le précieux liquide des entrailles de la terre.

Le chauffeur annonce Denver, c’est mon dernier changement. La halte sera un peu plus longue que prévue : la clim est tombée en panne ; ils envoient un nouveau bus pour la fin du périple. Après 2 heures d’attente, le voilà enfin. Nous ré-embarquons. Je suis quasiment la dernière à monter. Bien vu : il ne reste plus beaucoup de place. J’avance dans l’allée du bus, les regards son fuyants. Être seul sur une rangée c’est avoir plus de place et donc de confort. Je sais, je fais pareil ! Je continue à avancer et m’installe finalement à la place la plus au fond du bus, à côté d’un homme, un gaillard, cheveux très courts, habillé en camouflage. On dirait un militaire. Son sac kaki est déjà installé à ses pieds ; il ne reste pas beaucoup de place. J’installe une demi fesse sur ce qui me reste de siège et prie pour qu’une place se libère rapidement. Le prochain arrêt est dans 2h30, il va falloir être patiente.

J’arrive finalement à fermer les yeux.Le bus s’arrête. Ouf, c’est l’arrêt de 20 minutes que j’attendais. Les lumières pâlichonnes d'une station service éclairent, sur quelques mètres, un paysage désertique. Je descends vite : ça fait déjà plusieurs centaines de kilomètres que ma gourde est vide. Déjà, le chauffeur vient nous chercher dans le dépanneur : « Las Vegas : on repart ! ». J’ai juste eu le temps de m’acheter une bouteille d’eau. Un bonheur ! Quand je remonte dans le bus, une place s’est libérée. J’y pose mon sac. Une dame d’une quarantaine d’années se surprend à me voir m’installer à côté d’elle.

«— Excusez moi, je n’ai pas de place au fond du bus, je peux me mettre ici ? » — Oui bien sûr, me répond-elle. »

Il est 2h50 du matin. Mon arrêt est à 5h30. Je me couvre d’une veste, remets mon écharpe et espère pouvoir trouver le sommeil …

Mais c’était sans compter sur ma voisine qui avait envie et besoin de parler. Je me tourne vers elle et l’écoute. Poliment. Au bout d’une petite minute j’apprends qu’elle descend à Grand-Junction, comme moi ! Elle me parle de son mari, me montre sur son téléphone des photos du chien qu’elle a adopté il y a quelques semaines et entame un monologue qui me semble interminable. Je la vois se frotter les bras. Elle est en T-shirt.

« — J’ai froid, je n’ai pas pensé à prendre de veste » me dit-elle. Alors, je sors de mon sac une veste que j’avais prise en plus… au cas où. Elle n’en finit plus de me remercier. Elle est au chaud et moi, ça fait exactement 85 heures que je suis dans le bus. Je suis exténuée et j’espérais profiter des 2 prochaines heures de silence pour dormir un peu.

Ah ! Une accalmie. Je ferme les yeux. Respire profondément ...

«— Dites moi, c’est de la laine?  Je rouvre les yeux ...

— Hum, je ne sais pas, vous voulez que je regarde ? …  Oui c’est une veste 100 % laine,  lui dis-je avec un sourire, moi-même étonnée d’avoir une veste entièrement faite en laine !

— Oh mon dieu ! Je suis allergique à la laine, il faut que je l’enlève tout de suite. »

Moi qui croyais pouvoir dormir, c’est loupé ! Je n’espère plus. Je me rassois confortablement, frotte mes yeux, me tourne vers ma voisine et partage un petit bout de vie avec cette dame qui aura rendu les dernières heures de mon voyage un peu plus folklorique que ce que je n’avais imaginé !

Le chauffeur ralentit. Nous arrivons à Grand Junction, l’aventure commence.

 

Les cabanes de Canopée Lit, vues du ciel

Il est 5h30, je viens d’être déposée à Grand Junction. ENFIN !

Pour vous donner une idée, c’est comme si j’avais fait un Foix-Moscou et que, arrivée sur la place Rouge il me restait encore 700 kilomètres à faire !

Donc en 88 heures de bus et après 4250 kilomètres parcourus, je pose enfin le pied dans le Colorado.La ville se réveille doucement, le soleil se lève et baigne les alentours d’une chaude lumière orangée.Danny et Shirley sont à l’heure du rendez-vous et m’emmènent directement dans leur Diner préféré pour un petit déjeuner vraiment apprécié. Pancakes, bacon, saucisses, patates, haricots .. C’est mon premier vrai repas depuis mon départ du Canada. C’est bon, c’est copieux .. c’est une très bonne entrée en matière !

Danny nous offre un tour de ville. Grand Junction est assez grande, entourée de montagnes plutôt désertiques, elle se trouve dans une cuvette. C’est impressionnant. Nous reprenons la route vers ma prochaine maison.Très vite nous quittons rapidement les immenses périphériques pour prendre la Route 141, cap au Sud. La route est beaucoup plus étroite et sinueuse. Les montagnes sont rouges. Nous traversons plusieurs canyons. Je me sens toute petite à côté de ces immenses roches aux parois raides.

Nous nous arrêtons régulièrement sur la route. Danny, l’enfant du pays se régale de me faire découvrir « son » territoire. Je découvre des pétroglyphes : ces dessins gravés sur la pierre, qui auraient jusqu’à 10 000 ans, sont époustouflants de finesse. Ils sont incroyables et on dénombre plus de 50 000 sites d’observation dans le Colorado !  

Nous approchons de Nucla. Je suis ébahie des paysages que nous traversons ! C’est grandiose. Nous voilà enfin à Nucla ! C’est une toute petite ville américaine, pas vraiment un centre touristique. Le centre, c’est la rue principale (Main Street). On y on trouve un garage, une épicerie, un restaurant, un bar, une bibliothèque, un bureau de poste et une église. Nucla culmine à 1764 mètres d’altitude (je m’étonnais de m’essouffler un peu et d’avoir la tête qui tourne … j’ai compris) et compte 700 habitants.

Ici, on cultive l’art de l’Ouest. Tout le monde porte une paire de jeans, les hommes ont souvent une chemise et des bretelles, un chapeau de cowboy et les Santiags qui vont bien ! C’est très cliché, mais c’est vraiment ça !

La maison de Danny et Shirley est sans prétention : grande cuisine ouverte, lambris au mur, moquette au sol. Les armes de Danny sont dans chacune des pièces de la maison. Américain et chasseur il en possède une bonne trentaine. D’ailleurs un arrêté municipal rend le port d’une arme à feu obligatoire dans chaque foyer de Nucla ! Oui, oui ! Obligatoire. Danny ne perd pas une minute pour m’initier au tir. Nous prenons son pick-up surélevé et allons directement au centre de tir. Imaginez : au centre d’un canyon, une petite route en terre et au bout un tas de sable et des cibles … et moi qui me demande ce que je fais là. Je suis quand même curieuse de cette expérience. Mon arrière-grand-mère était connue pour avoir un coup de fusil précis et net. Allez savoir, j’ai peut-être hérité de quelques-uns de ses gènes?! … Et bien pas du tout ! Mes deux premiers tirs sont très hésitants, et puis je me prends au jeu ! Tirer dans du sable c’est pas très glamour, mais là avec le pick-up garé dans mon dos, au milieu du canyon où le bruit résonne un peu plus fort, j’avoue : je me sens plus américaine que jamais.

Les jours suivants sont assez intenses : Shirley me montre tout dans la maison. J’apprends à me familiariser avec ce nouvel environnement. Je dois tout savoir : m’occuper des chiens, du chat, des moutons, du jardin et de la maison. Elle profite aussi de ces quelques jours pour me présenter à quelques amis et cousins. Ah oui, car ici à Nucla, un peu plus de la moitié de la ville a un lien de parenté avec Danny ! C’est dingue. Le 13 septembre arrive assez vite. Je me sens confiante pour les tâches dont on m’a chargé. Je sais où tout se trouve dans la maison, le congélateur est rempli de nourriture, j’aurais les légumes frais du potager bio tous les jours et Shirley m’a imprimé une liste de numéros d’urgence … à contacter au cas où. On ne peut plus organisée !

Avant de quitter la maison Danny me prévient qu’il a laissé 2 pistolets avec leur chargeur dans le tiroir de sa chambre. Il me dit, très naturellement : « — C’est comme dans les films, il faut que ça fasse clic, et il ajoute, et puis il y a le fusil dans le pick-up si tu as besoin ! » Je souris, un peu gênée, mais je crois qu’il est très sérieux !

Une dernière caresse aux chiens et je prends la route avec Danny et Shirley direction l’aéroport. Ils m’ont demandé si je pouvais ramener le pick-up à la maison, histoire de ne pas payer, pour rien, le parking exorbitant de l’aéroport. J’accepte tout de suite. Retour à Grand Junction, là où tout a commencé il y a déjà une semaine.

C’est étrange : pour la première fois depuis 10 mois, c’est moi qui dépose mes hôtes à l’aéroport. Les situations sont complètement inversés, c’est le comble non ? Je me mets au volant de l’immense pick-up de Danny et reprends la route plein sud.

Plusieurs belles choses m’attendent ici. Des visites de lieux historiques, des marches dans les canyons, la découverte de parcs naturels préservés … et pourquoi pas dans quelques semaines la visite du Grand Canyon en Arizona ? …  La suite au prochain épisode

11 mois de voyage, que le temps passe ! C’est ici au Colorado que je m’apprête à rencontrer la sixième famille de cette formidable aventure.Faire du volontariat autour du monde, c’est rentrer dans l’intimité de gens qui acceptent de me nourrir et me loger en échange de quelques heures de services rendus par jour. Je suis toujours incroyablement surprise de la confiance que me font toutes ces familles. Ici, tout particulièrement, je ressens la générosité et la confiance que Danny et Shirley me témoignent. Rendez-vous compte. Ils partent à plus de 10 000 kilomètres, 3 semaines en vacances et me laissent leur maison avec tout ce que ça implique : leurs animaux, leurs voitures, les clés de leur boite-aux-lettres, leurs souvenirs les plus précieux, leur ordinateur en libres accès et tous les biens acquis tout au long d’une vie … Et ce n’est pas tout. Avant de partir Shirley a fait le nécessaire pour que je puisse facturer le compte qu’ils ont à l’épicerie de la ville si jamais j’avais besoin de quelque chose. Elle m’a également donné 300 $ « pour les chiens ou pour remettre de l’essence » dans la voiture qu’il me laissent à disposition.  Les relations que je créé avec mes hôtes sont clairement basées sur l’honnêteté et la confiance mutuelles. Alors je me questionne : suis-je tombée sur des personnes exceptionnelles pour être aussi ouvertes et généreuses envers une personne, étrangère à tous points de vue ? Serais-je capable de faire la même chose dans une situation comparable ?J’ai l’impression d’avoir rencontré, tout au long de mon chemin, des personnes incroyables avec lesquelles se tissent des liens forts et durables. J’ai maintenant plusieurs familles … au bout du monde !

 

Ce mois-ci, un nouveau contributeur a participé à la cagnotte en ligne du Projet52.

Merci à lui et merci à vous. Merci de votre soutien, de vos encouragements et de votre générosité. C’est un plaisir de lire vos messages et un bonheur de partager mon aventure avec chacun d’entre vous.  

 

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BONUS

Un petit souvenir de la Gang Canopée Lit 2015